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On en cause, on en cause !
C'est bien une idée de bureaucrate ça.
Moi, je travaille chez moi, je ne suis pas concernée. Mais toutes ce conneries me mettent en colère.
On nous dit que ne travailleront que ceux qui le veulent. Vous avez déjà vu beaucoup de patrons laisser le choix ? Si les petits patrons sympas existent, il y a les autres.
Faut savoir si on est malade et relevant d'un arrêt de travail ou pas. On est apte ou pas. Et je pense à ces gens handicapés et/ou malades qui voudraient bien travailler, avec un poste adapté et dont personne ne veut. Si les patrons sont prêts à faire travailler leurs employés malades, qu'ils embauchent ceux-la.
De plus, ne pourraient le faire que les gratte papiers dans mon genre. Que se passe-t-il pour un maçon ? Un travailleur des entreprises de travaux publics, qui bossent au marteau-piqueur ou goudronnent les routes ? Un médecin salarié, une infirmière, qui va refiler son virus à ses malades ?
Et pour amener le raisonnement à son terme, il est clair que le maçon avec une jambe cassée ne POURRA PAS travailler, la secrétaire pourra. Mais alors il y aura une discrimaination ou au moins une inégalité.
On sera payé comment ? Indemnités sécu ? Ce sera alors du boulot payé au rabais.A moins que ce ne soit une façon de tenter de boucher le gouffre de la sécu : pas d'indemnités maladies. C'est le patron qui paye. Comment il va vérifier le temps de travail ? Bonjour les litiges !
Monsieur le Président, je vous écris une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps...
Travailler plus pour gagner moins. C'est le résultat de la politique en cours.
Toutes les réformes en catimini nous tombent dessus.
Un exemple ? En profession libérale, les cotisations à l'assurance maladie étaient assises sur le bénéfice, en pourcentage. Le pourcentage est resté le même, l'assise a changé, maintenant c'est sur la base SS. Quand on gagne moins, on voit une belle augmentation des cotisations. D'autant qu'il y a un effet rétroactif. Les caisses sont retournées en 2007 pour faire le nouveau calcul et un rappel de cotiisations.
Vous avez tout bien payé (mensuellement) jusqu'au 31/12/2008. Vous restez nous devoir un peu plus de 800 euros "pour d'autres périodes". Quelles cotisations ? Quelles périodes ? Puisque j'ai payé tout ce qu'on m'a demandé !!!
Vous faites de la communication, chère, avec nos impôts, pour nous expliquer que vous vous occupez de tout puisque personne n'est capable de le faire, que rien de bien n'a été fait avant vous. C'est seulement que nous n'avons pas compris. Il faut nous expliquer.
Il faudra que vous compreniez que dire et redire et même expliquer ne nous fera pas adhérer à une politique que nous récusons. Vous n'avez pas été plébiscité et une grande minorité n'est pas d'accord avec vous et le sera de moins en moins à vous voir creuser les inégalités, renflouer les déjà riches en appauvrissant les pauvres et les classes moyennes.
Il a causé notre président.
Comme d'hab' il m'a tellement énervée que je n'ai pas regardé jusqu'au bout. Faut dire qu'on a démarré par les sujets qui fâchent !
Réformes, quel grand mot mal employé !
Réforme des régimes spéciaux de retraite : je ne vois pas de réforme, seulement un allongement de la durée de cotisation.
Réforme de la fonction publique : je ne vois que des profs en moins, pas la moindre infirmière en plus etc. Evidemment le mot "fonctionnaire" recouvre une diversité de métiers énorme. J'en connais qui font 50 h par semaine à l'hôpital. Et quand la moitié partira à la retraite, qui nous soignera ? S'il est vrai que comme partout ailleurs ce sont les dépenses de personnel qui coûtent le plus cher, comment choisit-on ceux qui ne seront pas remplacés ? Il y a des gratte papiers inutiles et il manque des profs, des médecins, des infirmières... Et il y a des économies à faire en optimisant la gestion, en faisant des économies sur les dépenses somptuaires, sur le salaire des ministres, des députés et surtout de notre omniprésident.
C'est bien beau d'aller faire des conseils des ministres en province et de nous dire après que les caisses sont vides. Grrrrrrr Y'a des sous pour certains, mais pas pour tous.
Prise en charge de la maladie d'Alzheimer (c'est une réforme ça ?) du cancer et des handicaps. C'est sans doute ce qui me fait le plus bondir. D'abord, ce n'est pas une réforme, la prise en charge existait, pour les soins et la recherche. Scandaleusement insuffisante évidemment. Mais faire payer les malades du cancer ou d'Alzheimer eux mêmes pour leur maladie, ainsi que tous les autres malades, c'est d'une méchanceté sans non, une injustice coupable. Et qu'on ne vienne pas me dire que les plus pauvres ne payent pas ! Il faut être dans la misère pour avoir la CMU, dont par ailleurs on nous fait croire qu'elle rembourse tout (sans faire l'avance, évidemment) et c'est faux. On
paye ses pansements par exemple quand on a été opéré et qu'il en faut. Sans compter les professionnels qui refusent de soigner ces malades là. Avec la CMU tu vas faire une radio à l'hosto, tu as un rendez-vous dans un mois, en ville c'est dans deux jours, mais.... on ne te prend pas.
Et il était fier de ses franchises. C'est une honte.
Les déremboursements, c'est une réforme ça ?
De plus, il y a de la rhétorique sur de fausses bases. Pour les cadeaux aux riches, la réponse était il vaut mieux connaître son patron, que ce soit quelqu'un du coin plutôt qu'un fond de pension. Donc on leur donne des sous pour qu'ils ne s'en aillent pas. Résultat ? 0. Ils se sont enrichis et il n'y a qu'eux qui en ont bénéficié.
Les emplois créés ? Précaires, A temps partiel, mal payés. Et ça fait baisser le chiffre du chômage. Forcément, les radiations sont monnaie courante et il commence à y avoir pas mal de retraités. Je ne crois pas un seul instant à une vraie baisse du chômage.
Le RSA va bien être mis en place. Qui va payer ? Encore les moins nantis. Qu'en sera-t-il des petits salaires qui existent déjà ? Les RMIstes auront une compensation. Ceux qui ont déjà fait l'effort de prendre quand même un boulot avant que ça existe, à quoi auront-ils droit ? Eux, on va les laisser dans la merde. Et est-ce si glorieux de refiler aux gens des petits boulots, quelques heures par semaine ?
Le pouvoir d'achat : il parait que la nouvelle indexation de mon loyer m'a fait gagner du pouvoir d'achat... Sauf que mon loyer n'a pas bougé, mon pain a augmenté, mes nouilles aussi et ne parlons pas des fruits et des légumes dont il parait qu'on doit en manger 5 par jour. D'ailleurs, bientôt, si on ne le fait pas, on nous dira qu'on a une mauvaise hygiène de vie et qui sait si on n'en profitera pas pour nous sucrer la sécu ou nous demander une surprime. Au prix où ils sont...
Dans le registre des inégalités, il y a les trucs ponctuels, comme la prime de cuve pour le fioul. En soi, c'est très bien, quoique partiel et insuffisant. Mais que dire des gens qui sont en HLM, donc collectif, chauffés au fioul, qui n'ont pas de prime et qui voient leurs charges augmenter ?
On l'aura compris, notre omniprésident ne m'a pas convaincue que sa politique était bonne et confortée dans mon opinion négative de lui et de ses actions.
On entend trop souvent dire, non pas qu'il faut convaincre, avec de vrais arguments, mais séduire, obtenir des voix. Pour moi, ça a le goût de la manipulation, du mensonge.
Il faut améliorer sa com' ! On s'en fout des apparences, on veut des actes et dans le bon sens. Savoir se faire comprendre, c'est OK. Emberlificoter, pas d'accord.
Ensuite, c'est finalement une évidence, on a droit à des tas de promesses et aucune n'est tenue.
Avis à tous les élus : sauf si vous avez eu plus de 80% des suffrages, vous avez une majorité, mais il reste la minorité. Elle est parfois presque égale à la majorité. Ne pas vouloir entendre ce que disent 49,5% des votants parce que 50, 5% ont "raison" est une hérésie.
Et si cette proportion n'est pas exacte pour M. Sarkozy, le raisonnement reste valable. Il y a en France une grosse minorité qui n'a pas voté pour lui, convaincue que ce qu'il proposait n'était pas bon.
Je n'ai pas voté pour les franchises médicales. Rien que ça, même si le reste m'avait paru intéressant, m'aurait convaincue de ne pas voter pour lui. Et maintenant, il se targue de faire ce pour quoi il a été élu, ce que les Français veulent.
Non M. Sarkozy, tous les Français n'ont pas voté pour vous. Il serait souhaitable d'infléchir votre politique en tenant compte de la minorité. Sans compter les voix ramassées dans le champ du front national, le discours sécuritaire qui a convaincu certains de passer sur d'autres aspects.
De plus, en fonction des événements, vous aussi vous abandonnnez vos promesses. Pour certaines, j'en suis ravie. Mais vous deviez être le président du pouvoir d'achat ? Et où en es-t-on ? C'est la dégringolade de ce pouvoir d'achat, sauf pour ceux qui ont déjà de gros moyens. Tous les petits revenus sont en berne.
La pauvreté augmente.
Les emplois créés ? Du temps partiel ou des CDD-intérim. Malgré les "bons" résultats affichés du chômage, les électeurs des municipales ne s'y sont pas beaucoup trompés. La baisse du chômage ? Et les radiations, et ceux qui ne sont pas indemnisés et qu'on ne compte pas.
Heureusement que dans ma ville on n'est pas en majorité sakozyste ! Mais notre maire aura-t-il les moyens de contrer les effets pervers de la politique d'état ?
Je préfère séparer ce coup de gueule, c'est vraiment trop important.
Une pétition a circulé, je l'ai signée.
Que M. Sarkozy nous dise qu'il faut bien trouver de l'argent, c'est du foutage de gueule. L'argent n'est pas dans la poche des malades, qui cotisent déjà, qui ne sont pas responsables d'être malades, qui n'ont pas à payer pour la recherche. Il y a déjà nos impôts pour ça.
Les malades de la thyroïde, les arthritiques, les cancéreux payent pour la recherche sur Alzheimer !
Il existe déjà des médicaments déremboursés, on paye les pansements, on paye la BETADINE et des tas d'autres choses. Il y a les 18 € pour les soins déjà chers, le 1€ de consultation.
LES MALADES SONT DES VACHES A LAIT
Et pendant ce temps là, les labos remettent sur le marché de vieilles molécules à peine rajeunies pour très cher, avec autorisation des autorités (in)compétentes. Les études avant mise sur le marché sont baclées et un VIOXX (autour de 50 €) est retiré de la vente. Ils dépensent des sommes folles en publicité et marketting, évidemment répercutées sur le prix des médicaments.
Il n'y a, finalement, que les salariés et les malades qui payent.
L'état ne remet pas à la SS ce qu'il lui doit, donc le trou s'agrandit et on en rend responsable les médecins et les malades.
Que l'on fasse la guerre aux abus et abuseurs, mais qu'on n'essaye pas de culpabiliser les gens de bonne foi sous prétexte se responsabilisation.
Les dépenses de santé augmentent. Comment faire autrement quand on soigne et guérit de plus en plus de maladies ? Quand on a des matériels de plus en plus performants ? Quand la population vieillit ?
De plus, exit la loi Evin, maintenant, c'est interdiction de fumer partout, mais autorisation d'afficher des pubs pour la vodka, le whisky etc dans les abribus ! Quel progrès !
Est-ce que les royalties vont dans les caisses de la sécu pour soigner les cirrhoses alcooliques ?
J'en ai de plus en plus marre de voir dans quelle société nous vivons.
M. Sarkozy prétend qu'il ne peut pas y avoir de meilleur pouvoir d'achat sans travailler plus. Soit il ne connait pas son sujet, soit il se moque de nous.
On met les retraités au boulot ?
On fait conduire les chauffeurs de cars au-delà de la limite ?
On fait bosser les médecins hospitaliers, les infirmières, les aide-soignantes 90 heures par semaine ? On n'a déjà pas de quoi leur payer les heures sup déjà effectuées, preuve qu'ils travaillent et que ça ne leur rapporte pas grand-chose.
Il ne faut pas confondre tout.
Et les temps partiels obligés dans la grande distribution ? Il y a un certain nombre de salariés qui voudraient bien travailler plus et ne le peuvent pas. Pourquoi essayer de nous faire croire que tout est de la faute de gens qui ne veulent pas travailler ?
Les généralisations et les propos à l'emporte-pièce sont dangereux.
Il faut faire des réformes, on installe de ènièmes mesurettes palliatives, au coup par coup, en réponse à un fait divers.
Il n'y a aucun plan de fond, qui tienne compte à la fois de la réalité et des objectifs à atteindre.
On met des titres ronflants sur des réalités moins glorieuses. On fait soi-disant une réforme des régimes spéciaux de retraite, mais à part un allongement de la durée de cotisation, RIEN. Pas un mot sur la pénibilité de certains métiers, pas un mot sur ce qu'on leur propose en remplacement. Je ne suis pas sûre qu'un travailleur du BTP qui manie le marteau piqueur, qui n'a pas de régime spécial, soit encore apte à 65 ans. Il partira à la retraite anticipée pour inaptitude et impossibilité de reclassement. On a fait machine arrière sur la retraite des danseurs. Preuve qu'il faut étudier ça métier par métier, on ne peut pas mettre tout le monde sur le même plan.
Un autre truc qui me fout en rogne, c'est la nécessité que l'état fasse des économies. Je suis tout à fait d'accord. Mais surtout pas n'importe comment. On nous dit ça et dans la foulée M. Sarkozy s'octroie une phénoménale augmentation de salaire, on ne diminue pas les frais de fonctionnement, non on ne remplace pas les fonctionnaires. On ne fait pas la chasse aux abus, aux incompétences, aux frais de représentation etc. On augmente même les dépenses en délocalisant les ministères ou les conseils des ministres.
M. Sarkozy se montre méprisant face aux gens qui travaillent dur pour une maigre rémunération et se comparer à certains autres dirigeants ou aux sportifs de haut niveau n'est pas un argument valable.
Bon, ça suffit pour aujourd'hui.
Ben oui, c'est mon cas.
Un tout petit rappel : licenciée économique (la boite a fermé), 4 ans de chômage. Entre âge et handicapS, personne ne voulait de moi.
La solution que j'ai trouvée ? Me mettre à mon compte. Démarrage difficile évidemment, progression lente.
Mais, je n'avais rien à perdre, c'était ça ou me morfondre au RMI. J'avais droit au RMI tout en travaillant, c'était mieux que de ne rien faire.
Au passage, je peux dire que j'ai dû justifier de mes ressources, contrôles en tous genres, ce qui est normal tant que ça reste logique. Mais quand il faut fournir les même éléments , pour la même chose (RMI) à plusieurs organismes, ça manque de logique et fait perdre un temps fou. Quand l'administration veut nous emmerder, elle trouve le moyen de compiler, quand c'est pour nous aider, les tracasseries se multiplient de tous les côtés à la fois. Et des questions du genre pourquoi vous ne nous avez pas déclaré les mêmes revenus qu'aux impôts ? à laquelle j'ai répondu preuve à l'appui que si, j'avais déclaré pareil, y'a de l'abus et de l'incompétence.
Comment ils font les fraudeurs ?
Comment on fait pour être dépossédé des quelques sous durement gagnés ?
On commence avec les impôts. La taxe professionnelle. En 2005, bénéfice annuel 2506 € (quand je vous dit que les revenus sont petits... en dessous du seuil de pauvreté). Donc le calcul fait que la base d'imposition est 459 €, ce qui amène à la case "imposition sur la base minimum" avec réponse : OUI et la base devient 1293 € ! Je n'ai pas refait les calculs mais il est clair qu'avec une base pareille, presque 3 X, le pourcentage change..
Ensuite on passe aux cotisations obligatoires, retraite, sécu etc. La plupart passent en frais et le bénéfice en tient compte. Et là, on a toujours un décalage, parce que pour "prévoir" sur l'année en cours, ils se basent sur l'année d'avant et pour certains prélèvements, sur l'année -2. (en 2005, sur l'année 2003) Ce qui fait que le dernier trimestre, il y a parfois des ajustements énormes.
En 2005, recettes totales TTC = 8663 €, impôts1384 €, charges sociales 1815 €. Restent les frais de fonctionnement, papier, téléphone etc.
Le pompon, c'est cette année. En 2006, j'ai fait un bénéfice "hénaurme" de 8306 €, sur lequel ils ont calculé les ajustements de fin d'année. J'aurai payé, cette année 3830 € de charges pour un bénéfice de 8306 €, sans la taxe professionnelle. Evidemment, mon bénéfice de cette anné va plonger quand j'aurai déduit la part déductible et l'année prochaine j'aurai moins de prélèvements etc. ça reste quand même très lourd.
Je ne regrette pas de travailler, sinon je crois que j'aurais péri d'ennui. Mon boulot est passionnant, mes clients sont satisfaits, me font confiance et c'est valorisant. Mais ce n'est pas rentable.
Autant dire aussi que je m'énerve quand j'entends dire que tous les RMIstes sont des fénéants, que la CMU ne devrait pas exister, parce "qu'ils n'ont qu'à travailler".
Que l'on fasse la chasse aux fénéants et aux fraudeurs OK. Mais qu'on ne mette pas tout le monde dans le même panier.
Encore une chose anormale. J'ai eu le RMI alors que pour une bonne part ce sont mes divers handicaps qui m'empêchent de travailler plus. Pourquoi le RMI et pas une compensation au titre du handicap ?
A propos de la TVA sociale : je travaille toute seule, si la TVA augmente, mes prix vont augmenter, je ne pourrai pas compenser sur des charges salariales, je serai donc perdante. Et à 2 titres, puisque je paierai aussi la hausse en tant que consommatrice lambda.
ça serait bien que M. Sarkozy et ses ministres viennent lire ça !
Je ne me fais aucune illusion. On aurait, au cas improbable où ils liraient, une réponse du genre "on ne peut pas tenir compte de tous les cas particuliers".
Bon, je me remets au boulot !
On nous annonce encore des franchises : 50 € par an et par personne. Les malades vont payer, pour leurs soins, pour la recherche aussi.
Parallèlement, on refuse de pénaliser les députés absents. Comme pour les chômeurs ou les salariés, ils devraient justifier leurs absences, sinon, leur idemnité irait au reflouement de la sécu. ça serait quand même mieux que de faire payer toujours les mêmes, les salariés et les malades.
On a entendu dire que les labos pharmaceutiques, les fabricants ou revendeurs de prothèses, devraient mettre un tout petit peu la main à la poche. Il était temps. J'attends quand même de voir si c'est vrai et si c'est à hauteur de leurs bénéfices. Parce qu'ils sont puissants et si on leur demande trop, ils vont eux aussi partir ailleurs...
Plus on fait de progrès, plus la population vieillit et plus les dépenses de santé augmentent, c'est inéluctable. Ce n'est donc pas à coup de mesurettes qu'on y arrivera. Et ce n'est pas non plus dans la précipitation, au coup par coup. Il faut une vraie réflexion en profondeur. Et pas de poudre aux yeux. Même ces franchises ne règleront pas le problème.
On tente (et on y arrive un peu) de culpbiliser Monsieur tout le monde et les toubibs de base. On oublie que la grande majorité des malades essaient seulement de se soigner et les médecins de les soigner au mieux selon ce qu'ils ont appris. Il y a aussi urgence à revoir leur formation au lieu de les critiquer.
Côté économies de l'état, là aussi je suis scandalisée. On en vient toujours à faire des coupes franches dans le personnel. A quand l'obligation pour les nouveaux ministres de ne pas changer tout le mobilier ? A quand la dissolution des commissions qui ne servent à rien, celles qui font doublon ? On pourrait aussi surveiller les dépenses de réception. Et mettre les fonds là où il y en a besoin. Mettre des infirmières en nombre suffisant, répartir judicieusement les enseignants. Dans l'éducation nationale, il y a des profs payés à ne rien faire et des élèves sans profs. La gestion globale laisse sérieusement à désirer. On nous dit qu'il y a trop de fonctionnaires. C'est probablement vrai, mais ce sont les vrais surplus dont il faudrait se débarrasser. Les crétins qui vous écrivent que votre date de naissance a changé et qu'il faut envoyer un acte de naissance, ceux qui font une erreur de copie de votre nom et vous disent que non, ils ne se sont pas trompés, c'est vous qui n'êtes pas vous... avec la perte de temps et de papier et d'affranchissement que ça engendre. Alors oui, ceux-là ils sont en trop.
C'est un sujet que j'ai déjà évoqué. Mais on arrive à la prohibition !
Les jeunes, ne commencez pas à fumer, c'est bien plus facile de ne pas commencer que d'arrêter.
Si pour vous c'est l'occasion d'arrêter, allez-y !
Ceci dit, pour nous les vieux, c'est bien plus difficile. On essaye de nous faire croire que hop ! un patch et le tour est joué, de la manière dont on nous fournit les infos. On essaye aussi de nous faire croire que 100% des français (et même des étrangers) sont pour l'interdiction. Jamais aucun fumeur ayant un avis différent n'a la parole. L'ambiance est très mauvaise, les fumeurs sont diabolisés.
D'abord, s'ils fument, c'est qu'ils l'ont choisi et s'ils continuent, c'est qu'ils le veulent bien. Rien de plus faux. "De mon temps :)" on offrait des cigarettes (pour moi, à 18 ans), on donnait des gauloises aux militaires. Alors, on a pris l'habitude. Et il parait que les fabricants nous mettent des produits qui nous rendent dépendants. Arrêter est donc moins simple qu'il n'y parait. Quid de la dépendance psychologique ? Fumer tient compagnie, aide à gérer les situations de stress et l'angoisse.
J'ai déjà arrêté au moins 2 fois. La 1ère fois, j'ai recommencé parce que tout le monde fumait autour de moi. La 2ème fois, ah ! celle-là, fut un vrai cauchemar. Tout allait tellement mal, j'ai commencé (ou réactivé, qui sait ?) Basedow. Ceux qui sont passé par là savent de quoi je parle, les autres n'ont qu'à lire ce que j'en ai écrit plus bas. Je n'ai pas vraiment envie de repasser par là. Bon, c'est vrai, ce ne serait plus exactement pareil puisque mon papillon s'est envolé. Mais ça pourrait être pire. Quand je dis frein psychologique.... je devrais le mettre au pluriel.
Ensuite, j'estime que la liberté individuelle est bafouée : pourquoi pas des lieux sans tabac et d'autres où c'est possible ? A ça, on répond souvent, que la loi existante n'est pas respectée. Ben si on n'est pas capable de faire respecter les lois, pourquoi en faire une autre ? Totalement illogique. Ensuite, on dit qu'aucun lieu public (essentiellement bars, boites...) ne voudrait être non fumeur. Et à côté on nous dit que même les fumeurs sont pour l'interdiction totale et tous les cafetiers aussi. Que de contre-vérités ! Faudrait voir à dire la vérité pour être crédible.
Et on met dans le même sac ceux qui respectent les non fumeurs at les autres. Tous les fumeurs sont des emposonneurs de leurs voisins. Ben voyons !
Dans la rubrique illogisme, certaines "propriétés" sont hors tabac... même sur le parking, découvert en plein vent.
Ceux qui ont appliqué la loi Evin, bien séparé les lieux non fumeurs en sont pour leurs frais. Pourtant, ils avaient fait preuve de bonne volonté et de civisme.
Non, je ne suis pas pour le tabac partout, je suis pour le partage de l'espace.
Quand à l'Etat, laissez-moi rire. Toutes les taxes qu'il n'engrangerait plus.... Et je ne crois pas un seul instant que ça serait compensé par les économies de la sécu.
Si j'admets que le tabac soit un facteur de risque, qu'en est-il de la pollution, des conditions de travail de très nombreux travailleurs qui manipulent des produits toxiques ? On parle beaucoup de l'amiante. Qui se souvent qu'un détachant très utilisé jusque dans les années 80 contenat du benzène, était cacérigène, toxique pour les voies respiratoires ? Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.
Et il reste ce que je trouve le plus scandaleux ; la différence de traitement entre le dossier de l'alcool et celui du tabac. Les lobbies jouent un grand rôle. La publicité pour l'alcool est partiellement rétablie. Alors même que l'alcool est à l'origine directe de tant de problèmes de santé. A quand la prohibition sur l'alcool ? A quand l'interdiction de boire dans les bistrots puisqu'on ne pourra bientôt plus fumer dans les tabacs ?
C'était mon coup de gueule du jour.
A Bonbay : 140 morts et 250 blessés. (Le Monde)
Je suis scandalisée, on a parlé bien plus du retour des footballeurs chez eux que de ça. Evidemment, en proportion de la population totale c'est peu. Mais toute vie humaine n'a-t-elle pas la même valeur quel que soit le pays ?
Dans le même ordre d'idées, les attentats à Bagdad et ça aussi :
"Lundi, l'armée israélienne a tué neuf Palestiniens au cours de ses opérations dans la bande de Gaza, dont trois adolescents qui jouaient sur un terrain de football. " (même source)
Même l'ours des Pyrénées est mieux traité au sens propre comme au figuré. C'est à désespérer du genre humain.
