Ben oui, c'est mon cas.
Un tout petit rappel : licenciée économique (la boite a fermé), 4 ans de chômage. Entre âge et handicapS, personne ne voulait de moi.
La solution que j'ai trouvée ? Me mettre à mon compte. Démarrage difficile évidemment, progression lente.
Mais, je n'avais rien à perdre, c'était ça ou me morfondre au RMI. J'avais droit au RMI tout en travaillant, c'était mieux que de ne rien faire.
Au passage, je peux dire que j'ai dû justifier de mes ressources, contrôles en tous genres, ce qui est normal tant que ça reste logique. Mais quand il faut fournir les même éléments , pour la même chose (RMI) à plusieurs organismes, ça manque de logique et fait perdre un temps fou. Quand l'administration veut nous emmerder, elle trouve le moyen de compiler, quand c'est pour nous aider, les tracasseries se multiplient de tous les côtés à la fois. Et des questions du genre pourquoi vous ne nous avez pas déclaré les mêmes revenus qu'aux impôts ? à laquelle j'ai répondu preuve à l'appui que si, j'avais déclaré pareil, y'a de l'abus et de l'incompétence.
Comment ils font les fraudeurs ?
Comment on fait pour être dépossédé des quelques sous durement gagnés ?
On commence avec les impôts. La taxe professionnelle. En 2005, bénéfice annuel 2506 € (quand je vous dit que les revenus sont petits... en dessous du seuil de pauvreté). Donc le calcul fait que la base d'imposition est 459 €, ce qui amène à la case "imposition sur la base minimum" avec réponse : OUI et la base devient 1293 € ! Je n'ai pas refait les calculs mais il est clair qu'avec une base pareille, presque 3 X, le pourcentage change..
Ensuite on passe aux cotisations obligatoires, retraite, sécu etc. La plupart passent en frais et le bénéfice en tient compte. Et là, on a toujours un décalage, parce que pour "prévoir" sur l'année en cours, ils se basent sur l'année d'avant et pour certains prélèvements, sur l'année -2. (en 2005, sur l'année 2003) Ce qui fait que le dernier trimestre, il y a parfois des ajustements énormes.
En 2005, recettes totales TTC = 8663 €, impôts1384 €, charges sociales 1815 €. Restent les frais de fonctionnement, papier, téléphone etc.
Le pompon, c'est cette année. En 2006, j'ai fait un bénéfice "hénaurme" de 8306 €, sur lequel ils ont calculé les ajustements de fin d'année. J'aurai payé, cette année 3830 € de charges pour un bénéfice de 8306 €, sans la taxe professionnelle. Evidemment, mon bénéfice de cette anné va plonger quand j'aurai déduit la part déductible et l'année prochaine j'aurai moins de prélèvements etc. ça reste quand même très lourd.
Je ne regrette pas de travailler, sinon je crois que j'aurais péri d'ennui. Mon boulot est passionnant, mes clients sont satisfaits, me font confiance et c'est valorisant. Mais ce n'est pas rentable.
Autant dire aussi que je m'énerve quand j'entends dire que tous les RMIstes sont des fénéants, que la CMU ne devrait pas exister, parce "qu'ils n'ont qu'à travailler".
Que l'on fasse la chasse aux fénéants et aux fraudeurs OK. Mais qu'on ne mette pas tout le monde dans le même panier.
Encore une chose anormale. J'ai eu le RMI alors que pour une bonne part ce sont mes divers handicaps qui m'empêchent de travailler plus. Pourquoi le RMI et pas une compensation au titre du handicap ?
A propos de la TVA sociale : je travaille toute seule, si la TVA augmente, mes prix vont augmenter, je ne pourrai pas compenser sur des charges salariales, je serai donc perdante. Et à 2 titres, puisque je paierai aussi la hausse en tant que consommatrice lambda.
ça serait bien que M. Sarkozy et ses ministres viennent lire ça !
Je ne me fais aucune illusion. On aurait, au cas improbable où ils liraient, une réponse du genre "on ne peut pas tenir compte de tous les cas particuliers".
Bon, je me remets au boulot !
On nous annonce encore des franchises : 50 € par an et par personne. Les malades vont payer, pour leurs soins, pour la recherche aussi.
Parallèlement, on refuse de pénaliser les députés absents. Comme pour les chômeurs ou les salariés, ils devraient justifier leurs absences, sinon, leur idemnité irait au reflouement de la sécu. ça serait quand même mieux que de faire payer toujours les mêmes, les salariés et les malades.
On a entendu dire que les labos pharmaceutiques, les fabricants ou revendeurs de prothèses, devraient mettre un tout petit peu la main à la poche. Il était temps. J'attends quand même de voir si c'est vrai et si c'est à hauteur de leurs bénéfices. Parce qu'ils sont puissants et si on leur demande trop, ils vont eux aussi partir ailleurs...
Plus on fait de progrès, plus la population vieillit et plus les dépenses de santé augmentent, c'est inéluctable. Ce n'est donc pas à coup de mesurettes qu'on y arrivera. Et ce n'est pas non plus dans la précipitation, au coup par coup. Il faut une vraie réflexion en profondeur. Et pas de poudre aux yeux. Même ces franchises ne règleront pas le problème.
On tente (et on y arrive un peu) de culpbiliser Monsieur tout le monde et les toubibs de base. On oublie que la grande majorité des malades essaient seulement de se soigner et les médecins de les soigner au mieux selon ce qu'ils ont appris. Il y a aussi urgence à revoir leur formation au lieu de les critiquer.
Côté économies de l'état, là aussi je suis scandalisée. On en vient toujours à faire des coupes franches dans le personnel. A quand l'obligation pour les nouveaux ministres de ne pas changer tout le mobilier ? A quand la dissolution des commissions qui ne servent à rien, celles qui font doublon ? On pourrait aussi surveiller les dépenses de réception. Et mettre les fonds là où il y en a besoin. Mettre des infirmières en nombre suffisant, répartir judicieusement les enseignants. Dans l'éducation nationale, il y a des profs payés à ne rien faire et des élèves sans profs. La gestion globale laisse sérieusement à désirer. On nous dit qu'il y a trop de fonctionnaires. C'est probablement vrai, mais ce sont les vrais surplus dont il faudrait se débarrasser. Les crétins qui vous écrivent que votre date de naissance a changé et qu'il faut envoyer un acte de naissance, ceux qui font une erreur de copie de votre nom et vous disent que non, ils ne se sont pas trompés, c'est vous qui n'êtes pas vous... avec la perte de temps et de papier et d'affranchissement que ça engendre. Alors oui, ceux-là ils sont en trop.
Je voulais regarder "la sacre de l'homme" sur la 2. Les critiques étaient bonnes.
Ben moi, je mets un 0 pointé. Je n'ai rien compris. Non, je ne suis pas bête à ce point. J'ai même remarqué qu'il y avait des dialogues que personne ne pouvait comprendre. Mais le commentaire n'était pas audible : trop bas, caché par la musique et même les bruitages : 3 trucs en même temps et c'est foutu.
Et j'avais mes appareils avec des piles neuves de ce matin.
Mais quand donc se décideront-ils :
1. à mettre des sous-titres, ( j'en ai assez souvent sur la 1, très rarement sur les autres chaines)
2. à laisser les dialogues ou les commentaires, libres de tout son parasite,
3. à articuler et ne pas parler trop vite.
C'est quand même scandaleux. Plus c'est intéressant et moins c'est accessible. Idem pour Arte etc. Julie Lescaut, ça va, y'a des sous-titres. Ils ne sont pas géniaux mais acceptables. C'est un minimum.
Après un passage par le Levothyrox associé au Cynomel, me voilà revenue à l'Euthyral !
Pas doués les fabricants ! Il n'est plus qu'hémisécable. Autant dire que mes quarts ne sont pas tous égaux.
A+
Beate est en train de remodeler sa FAQ http://forum-thyroide.net/
J'ai relu quelques unes de mes notes ici pour voir ce que je peux aussi apporter là-bas. Je m'aperçois que j'ai fait beaucoup de fautes de frappe ! Pardonnez-moi.
De plus, il reste certains aspects dont je n'ai pas parlé : l'exophtalmie par exemple. Il faut dire que la mienne est modérée. Il va falloir que j'approfondisse. Mais comme ce matin je suis interrompue sans arrêt, je verrai ça plus tard.
Je précise tout de suite, qu'en relisant ce que j'avais noté sur les problèmes cutanés, ce que je raconte à propos de mon coude n'est finalement pas directement lié à Basedow. C'est du psoriasis. Indirectement, par contre, c'est possible de la manière suivante, Basedow, comme le psoriasis, est une maladie auto-immune et quand le système immunitaire dérape... ça peut s'additionner, sans que ce soit un lien à proprement parler.
Je reviendrai plus tard apporter des précisions.
C'est un sujet que j'ai déjà évoqué. Mais on arrive à la prohibition !
Les jeunes, ne commencez pas à fumer, c'est bien plus facile de ne pas commencer que d'arrêter.
Si pour vous c'est l'occasion d'arrêter, allez-y !
Ceci dit, pour nous les vieux, c'est bien plus difficile. On essaye de nous faire croire que hop ! un patch et le tour est joué, de la manière dont on nous fournit les infos. On essaye aussi de nous faire croire que 100% des français (et même des étrangers) sont pour l'interdiction. Jamais aucun fumeur ayant un avis différent n'a la parole. L'ambiance est très mauvaise, les fumeurs sont diabolisés.
D'abord, s'ils fument, c'est qu'ils l'ont choisi et s'ils continuent, c'est qu'ils le veulent bien. Rien de plus faux. "De mon temps :)" on offrait des cigarettes (pour moi, à 18 ans), on donnait des gauloises aux militaires. Alors, on a pris l'habitude. Et il parait que les fabricants nous mettent des produits qui nous rendent dépendants. Arrêter est donc moins simple qu'il n'y parait. Quid de la dépendance psychologique ? Fumer tient compagnie, aide à gérer les situations de stress et l'angoisse.
J'ai déjà arrêté au moins 2 fois. La 1ère fois, j'ai recommencé parce que tout le monde fumait autour de moi. La 2ème fois, ah ! celle-là, fut un vrai cauchemar. Tout allait tellement mal, j'ai commencé (ou réactivé, qui sait ?) Basedow. Ceux qui sont passé par là savent de quoi je parle, les autres n'ont qu'à lire ce que j'en ai écrit plus bas. Je n'ai pas vraiment envie de repasser par là. Bon, c'est vrai, ce ne serait plus exactement pareil puisque mon papillon s'est envolé. Mais ça pourrait être pire. Quand je dis frein psychologique.... je devrais le mettre au pluriel.
Ensuite, j'estime que la liberté individuelle est bafouée : pourquoi pas des lieux sans tabac et d'autres où c'est possible ? A ça, on répond souvent, que la loi existante n'est pas respectée. Ben si on n'est pas capable de faire respecter les lois, pourquoi en faire une autre ? Totalement illogique. Ensuite, on dit qu'aucun lieu public (essentiellement bars, boites...) ne voudrait être non fumeur. Et à côté on nous dit que même les fumeurs sont pour l'interdiction totale et tous les cafetiers aussi. Que de contre-vérités ! Faudrait voir à dire la vérité pour être crédible.
Et on met dans le même sac ceux qui respectent les non fumeurs at les autres. Tous les fumeurs sont des emposonneurs de leurs voisins. Ben voyons !
Dans la rubrique illogisme, certaines "propriétés" sont hors tabac... même sur le parking, découvert en plein vent.
Ceux qui ont appliqué la loi Evin, bien séparé les lieux non fumeurs en sont pour leurs frais. Pourtant, ils avaient fait preuve de bonne volonté et de civisme.
Non, je ne suis pas pour le tabac partout, je suis pour le partage de l'espace.
Quand à l'Etat, laissez-moi rire. Toutes les taxes qu'il n'engrangerait plus.... Et je ne crois pas un seul instant que ça serait compensé par les économies de la sécu.
Si j'admets que le tabac soit un facteur de risque, qu'en est-il de la pollution, des conditions de travail de très nombreux travailleurs qui manipulent des produits toxiques ? On parle beaucoup de l'amiante. Qui se souvent qu'un détachant très utilisé jusque dans les années 80 contenat du benzène, était cacérigène, toxique pour les voies respiratoires ? Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.
Et il reste ce que je trouve le plus scandaleux ; la différence de traitement entre le dossier de l'alcool et celui du tabac. Les lobbies jouent un grand rôle. La publicité pour l'alcool est partiellement rétablie. Alors même que l'alcool est à l'origine directe de tant de problèmes de santé. A quand la prohibition sur l'alcool ? A quand l'interdiction de boire dans les bistrots puisqu'on ne pourra bientôt plus fumer dans les tabacs ?
C'était mon coup de gueule du jour.
