Je vais essayer de garder mon calme ! Pas sûr que j'y parvienne.
1. Le tremblement de terre au Cachemire.
D'abord, le Cachemire est divisé entre l'Inde et le Pakistan. N'y a-t-il aucun dégât en Inde ? Il est probable que les plus gros dégâts sont au Pakistan, mais quand même. Et puis, on a parlé à longueur de journal télébvisé des cyclones aux USA, mais là, en 5 minutes c'est bâclé. Suspect. Ils ne sont pas assez intéressants, pas plus que les Afghans d'ailleurs. Pas de pétrole, pas aussi puissants que les Américains. Et à propos de la nouvelle Orléans, c'est scandaleux de voir comment la catastrophe a été gérée. D'ailleurs, à propos des cyclones, les autres pays, Amérique centrale, Cuba.... on a peu parlé d'eux, eux non plus ne sont pas très intéressants... Tout ça me révolte.
2. Les gamins qui se sont tués dans le transformateur électrique.
Alors là, c'est quelque chose ! J'ai écouté les infos, Sarkozy et les gens qui s'expriment à la radio. Il y en a bien peu qui disent des choses sensées. Bravo au conducteur d'autobus que j'ai entendu.
En préambule, il faut sévir contre les délinquants, les dealers etc. Sur le principe je suis d'accord. Tout honnête travailleur le serait. Ce qui me fout en rogne, c'est qu'on assimile tous les jeunes à des délinquants. Ils ne le sont pas tous. On assimile les défavorisés à des délinquants, c'est faux. On assimile les habitants des "banlieues", "quartiers" à des immigrés, c'est faux. Tous les gosses d'immigrés sont des délinquants, tous les gosses des quartiers ou banlieues sont des délinquants, c'est faux. Le plus grave, c'est qu'une bonne partie de la police pense comme ça. Une bonne partie de la population moyenne le pense aussi. C'est gravissime. Après on se retrouve avec un ministre qui veut passer les quartiers au Karcher et des flics qui font n'importe quoi, sûrs d'être soutenus.
Je voudrais bien savoir au nom de quoi deux copains, biens sous tout rapport tous les deux, au pied de mon immeuble le soir, en train de discuter tranquillement ne sont pas traités de la même manière parce qu'il y en a un blond et un brun. Et ça, c'est un fait indiscutable. Pourquoi on en fouille un et pas l'autre ? On fouille le brun évidemment.
Si les émeutes ne se justifient pas, elles sont parties d'un élément déclencheur. S'il y avait un peu plus de vraie police (protection des biens et des personnes, sécurité publique) moins de dérapages (délits de sale gueule, harcèlement...) on éviterait bien des problèmes. Si les délits de racisme étaient sanctionnés, les immigrés seraient moins amers, pourraient s'intégrer. Comment se fondre dans le paysage quand on est montré du doigt et rejeté en permanence ? Quand on ne trouve pas de travail ? Et sans oublier qu'il n'y a pas qu'eux qui font des conneries, mais des bons gaulois aussi. Que dire des groupes néo-nazis, si ce n'est qu'eux aussi participent au climat délétère actuel.
On a pas mal entendu mettre dod à dos les notions de prévention et de répression. Il faudrait plutôt une normalisation. Que les gens sans problème, jeunes ou vieux, clairs ou foncés soient laissés tranqiuilles et qu'on se focalise sur les vrais délinquants. Reste tout le climat social : mal logés, mal nourris, mal éduqués, sans perspective d'avenir, sans emploi, c'est la société qui va mal, pas les individus en tant que tels. Les soi-diasant réformes qui ne font qu'enfoncer les plus pauvres, leur enlevant tout espoir de s'en sortir.
Ils ne pourront même plus se faire soigner, on y est dans la médecine à deux vitesses. Les 18 € à débourser quand on a plus de 91 € de soins. Pendant ce temps là, on laisse les labos pratiquer des prix astronomiques qui ne se justifient pas (pourquoi le paracetamol est 4 fois moins cher en Angleterre qu'en France ? Cela prouve que des prix plus bas sont possibles) et mettre sur le marché des médicaments qu'on retire 10 ans après parce que, soi-disant, ils ne rendent pas un service suffisant ? Ou pour le remplacer par un plus cher ! Et finalement, qui paye ? Le cotisant sécu, les malades qui le peuvent encore et les autres peuvent bien crever.
Je suis scandalisée par la sécu : elle fait des spots publicitaires, à quel coût ? Alors que nous, nous nous saignons aux quatre veines pour remplir le tonneau des Danaïdes ! De plus, les siens ou ceux de l'état sont stupides : quelle pourcentage de la population demande précisément un traitement particulier à son médecin ? Quand je suis malade, je vais le voir, je lui raconte ce qui ne va pas et c'est lui qui décide du traitement. On doit quand même être nombreux dans ce cas-là ! Si les toubibs ne prescrivent pas ce qu'il faut, s'ils prescrivent trop, c'est la faute aux études médicales, pas la leur ni la notre. Pourtant on nous assène des slogans culpabilisants. Pour masquer l'incompétence et l'inanité des mesures mises en place. Les arrêts de maladie ont diminué, les génériques font une percée, plein de médicaments sont ou ne seront plus remboursés et le gouffre s'agrandit. C'est la preuve que les mesures sont inadéquates. La médecine moderne coûte cher, c'est une évidence. Il y a une contradiction entre les infos qu'on reçoit : on fait des progrès, on met au point des traitements performants, donc on soigne plus de gens, on en guérit plus (au passage, désolée pour ceux que ces progrès ne concernent pas encore, les maladies orphelines....), on vit plu vieux. Forcément, le prix grimpe.
Allez j'arrête là pour lemoment.
Bonne Toussaint à tous.
J'entends ou je lis parfois des commentaires sur les mérites comparés des déficits ou handicaps.
Si je ne remets pas en cause le fait qu'il en existe de très lourds et d'autres qui le sont moins, je n'aime pas ces classements. Chaque handicap comporte ses difficultés.
Est-il plus difficile de porter des appareils auditifs que des lunettes ? C'est pareil ! L'un n'est pas plus "mode", "tendance" que l'autre. Si l'on n'accepte pas son déficit, on vivra mal avec l'un comme avec l'autre.
Il reste le gros problème du regard des autres. J'avoue avoir plus mal aux tripes quand je vois une coquette le nez sur son écran qu'une porteuse de lunette.
Il est clair que tous les handicaps font peur aux bien-portants. Ils ont la trouille que ça leur arrive !
Apprenons à communiquer pour de vrai, à dire nos maux.
Il faut aussi que les autres écoutent et comprennent.
Encore un mot sur les déficits qui ne se voient pas : un sourd n'entend pas, il signe (pour ceux qui ne savent pas, signer, c'est parler la langue des signes) et ça se voit. Un malentendant entend un peu et il ressemble au professeur Tournesol, il comprend de travers et on se moque ou on le prend pour un débile. N'empêche, ni l'un ni l'autre n'est facile à vivre, il faut s'adapter. Et ce, d'autant plus qu'on n'est pas né handicapé mais qu'on l'est devenu.
Bonne journée à tous ceux qui liront.
Eh oui ! C'était la semaine de la thyroïde. elle est presque terminée et il ne s'est pas passé grand-chose ! Le programme est là, avec quelques données et explications : http://www.semainedelathyroide.com/
Ici, il ne s'est rien passé, juste un entrefilet dans le journal local. Et pourtant, combien de personnes auraient besoin d'infos ? Combien restent sur le carreau et sont diagnostiquées bien trop tard ?
Alors, je veux bien accepter que nous ne soyons pas si nombreux, que la plupart s'en sortent bien avec le traitement classique. Mais les autres ? Parfois, j'ai l'impression qu'on est classés dans les maladies orphelines. Moi, personnellement, je m'en sors plutôt bien, mais quand j'écoute (ou lis) les questions des copains/copines, ce n'est pas toujours le cas. Faudrait s'en occuper de ceux-là ! Beate est là et quel boulot elle fait MERCI BEATE. Mais ça ne suffit pas. Il faudrait que l'entourage des malades soit un peu plus au courant. Les maladies de la thyroïde, tant qu'elles ne sont pas soignées, bousillent tout : le coeur, les os, les muscles, l'humeur, la libido, les yeux.... ça flanque la déprime, ça fatigue, ça rend irritable. Et non, aucun malade ne le fait exprès de fondre en larme pour rien, d'engueuler tout le monde, d'être HS à 16 h...
Il faudrait aussi qu'on cesse de claironner "une p'tite pilule le matin et tout va bien". C'est faux, archi-faux.
Il faudrait que les médias, quand ils se décident à en parler, en parlent pour de vrai. Les cas uniques, ça ne fait pas avancer le scmilblick. Surtout si ce sont des guérisons miraculeuses.
Rendez-vous l'année prochaine !
J'ai voulu décolérer un peu avant de réagir, parce que c'est un sujet sensible.
La cour des comptes est passée par là, l'INSEE aussi.
Résultats ? L'usage des génériques augmente. Bon. On paye 1 € par acte, on est moins remboursé pour pas mal de médicaments. Il parait même qu'on va moins chez le toubib. Ceux qui ne passent pas par le généraliste y sont de leur poche. Et alors ? Le TROU augmente encore ! Donc, toutes ces mesurettes, ce battage fait en disant qu'on réformait la sécu c'est du bidon. CQFD. Tout ce qu'on veut c'est nous faire payer plus, pas résorber le trou.
Et puis, dans les déremboursements prévus, il y a des médocs récents. Elles sont où nos grosses têtes qui ont autorisé la mise sur le marché de produits dont le service médical rendu est insuffisant ? Vraiment on se fout de nous, on nous prend pour des cons.
Et puis, ce qui a augmenté, ce sont les vérif d'arrêt de travail. Pourquoi pas. ça n'a pas donné de résultats significatifs.
En revanche ce qui continue à augmenter, ce sont les ALD (affections de longue durée) donc les vraies maladies, longues et graves. A quoi ça sert de culpabiliser le monde si ce qui augmente vraiment c'est la gravité des maladies ? Il y a aussi l'espérance de vie qui augmente, avec toutes les pathologies du grand âge. Vaudrait mieux fixer un âge limite à la vie, la sécu s'en porterait mieux ! Allez, on zigouille les vieux et les malades, on jette les chômeurs et tout ira mieux. Mais dans quel monde sommes nous ! ?
Ben voilà, y'a rien à faire ça me fout en rogne toutes ces conneries. Je décolère avant de commencer, mais ça revient au galop en cours de message. Je ne supporte pas cette hypocrisie, ces mensonges.
C'est comme le nombre de médecins : on a laissé en place un numerus clausus débile et maintenant on s'aperçoit qu'on n'aura pas assez de toubibs. Et ce sera pire dans les zones rurales, évidemment. Gouverner, c'est prévoir. Nous ne sommes donc pas gouvernés.
Pour Geneviève,
ne te décourage pas. Je ne sais pas comment tu es arrivée sur ce blog, mais va faire un tour sur les forums que j'ai mis en lien, tu verras, on est nombreux et on se soutient. Ton traitement substitutif n'a pas l'air adapté si tu ne te sens pas mieux. Tu trouveras de l'aide là-bas. Il est évident que ce n'est pas aussi simple que certains veulent le dire, en tout cas pas pour tout le monde. Non, 1 p'tit comprimé le matin et tout roule, c'est faux. On ne sera plus jamais comme avant, mais on peut arriver à un équilibre acceptable. Courage.
Bonjour,
Je profite que je suis tombée du lit pour écrire une petite réponse à vos commentaires.
Sly, les ALAT (Alanine-aminotransférase) aussi appelée GPT (glutamate-pyruvate-transaminase), ce sont des transaminases, normalement présentes. Quand elles sont très augmentées, c'est un signe de problème hépatique (du foie), qui peut venir aussi bien d'une maladie que des effets indésirables des médicaments.
Le café, maintenat, heu... depuis presque 30 ans, je mets une sucrette. Je n'ai évidemment pas précisé, mais le régime, c'est sans sucre, sans gâteaux etc. Ce n'est ps le plus dur puisque j'y suis habituée depuis le temps. Je fais une exception, parfois, mais toujours sous forme de dessert, ça passe mieux, pour Noël, les anniversaires.... Les croissants au petit dèj' ce n'est pas pour moi. De toute manière, je n'ai pas le choix. Et j'ai cette chance de sentir quand je peux manger (un peu) de sucré ou pas. La chance de sentir venir les malaises hypoglycémiques, donc, je m'adapte.
Mike, ben moi aussi, j'avais oublié de le préciser, après l'instauration du régime, on m'a trouvé du cholestérol et maintenant, c'est "du fromage, pas tous les jours". ça, c'est beaucoup plus dur que le sucre ! J'ai toujours été plus salée que sucrée, je suis capable de tremper une tartine au camembert dans le café du matin (hum... c'est bon, demande à mon frère !) Les restrictions de beurre aussi, c'est dur. Y'a rien de meilleur qu'une tartine beurrée. Et comme tu dis, à force, on mange quoi ? On se fait plaisir avec quoi ? Les nouilles au coulis de tomate, bof ! Les nouilles avec du beurre et du fromage râpé miam miam ! Les nouilles au sucre, j'avais oublié depuis longtemps. C'est la recette d'une cousine de mon enfance, des macaronis, du beurre et de la cassonade. Ben, les nouilles aussi c'est rationné...
Finalement, je fais de mon mieux et je m'autorise des transgressions une fois par semaine. De toute manière, le mauvais moral, ça fait grossir, la frustration aussi. Si je dois mourir, que ce soit le ventre plein, pas d'inanition !
A bientôt, tous. Continuez à mettre des commentaires.
Bon, je l'avais promis à Sly, le voilà retranscrit intégralement. C'est LE MIEN, vous pouvez vous en inspirer, sachant que j'avais 20 kg à perdre quand il m'a été prescrit, que je venais de subir 2 mois avant une thyroïdectomie totale et que j'étais donc sous Levothyrox. J'ai perdu 8 kg depuis ce temps là, mais depuis un certain temps, rien du tout : 2 pauvres kg qui vont et viennent.
Bon dimanche
J'y vais quand même ! Et tant pis si ça ressemble au CHU ! Après tout, c'est bien pour les copains que j'écris tout ça, pour partager, pour que ceux qui se trouvent confrontés aux mêmes problèmes se sentent moins seuls. Que, peut-être, ils trouvent de l'aide, des pistes, du soutien.
Il y a un site que j'ai déjà beaucoup conseillé ailleurs. Mais il explique tellement bien !
http://recorlsa.club.fr/surdite/index.html
j'en extrait un petit morceau : LES SURDITES DE PERCEPTION
Tout différent est le pronostic des surdités de perception. [par rapport aux surdités de transmission]Leurs mécanismes sont beaucoup plus difficiles à pallier, et leurs traitements n'ont pas souvent l'efficacité souveraine de la plupart des gestes chirurgicaux effectués dans l'oreille moyenne.
Car l'atteinte de l'oreille interne réalise des distorsions du message sonore, responsables de troubles de l'intelligibilité plus sévères, et beaucoup plus difficiles à pallier, même par les prothèses les plus modernes.
De plus, la surdité de perception s'accoupagne aussi très souvent d'un acouphène, auquel s'associe parfois - lorsque la perte auditive est de gravité moyenne - une hyperacousie, paradoxale sensation sonore intense de certains sons pourtant très faibles...
Les conseils qu'il faut donner à l'entourage de ces patients.
Bien sûr il faut parler un peu plus fort, mais pas trop, à cause justement de ce recrutement, de ce pincement de la dynamique, qui fait très vite trouver les sons insupportables pour le patient.
Et puis, il va falloir parler lentement, et ceci pour deux raisons : tout d’abord, parce qu'il faut que le cerveau ait le temps d'analyser une information appauvrie. Celle-ci est diminuée parce que l'oreille interne n'a pas pu discriminer les fréquences. ... Par ailleurs, il va falloir articuler le mieux possible
Pour ceux qui n'auraient pas lu tout le site mentionné, j'ajoute qu'on nous prépare une génération de sourds. Il y a trop de bruit dans nos environnements, l'oreille, agressée en permanence, est traumatisée et lâche prise. Il existe déjà bien assez de causes "naturelles" à la surdité sans en créer en plus. Je suis toujours fâchée (vous allez commencer à vous rendre compte que j'ai un caractère de cochon !) quand la musique est trop forte dans les bistrots, par exemple, quand les gamins (jeunes ou moins jeunes d'ailleurs) font pétarader leurs engins... S'ils savaient comme la vie est difficile quand on entend mal ! Ils feraient plus attention.
J'en veux à ceux qui ne font pas respecter la loi sur les nuisances sonores.
Et n'oublions pas que les appareillages ne sont pas toujours capables de restituer une audition acceptable. Au mieux, ils apportent une amélioration, mais un sourd reste sourd et un malentendant reste malentendant. C'est vachement agréable de ne rien comprendre de ce qui se dit dans un haut-parleur de gare. Si c'est pour annoncer le prochain départ, il reste à regarder la tableau d'affichage. Si c'est pour dire que le départ se fait sur un autre quai, que ce n'est pas affiché... on reste en rade. On peut demander aux voisins de quai, qui commencent par nous prendre pour des débiles, d'autant plus, que dans le bruit ambiant, on ne comprend même pas leurs réponses.
Imaginez aussi Noël en famille, à table. Plusieurs personnes parlent en même temps, vous ne comprenez rien. Alors, l'isolement est là, même avec ceux qui vous sont chers. On ne peut pas tout faire répéter, tout le temps, en demandant le silence pour entendre la répétition.
Voilà, je vous raconte ça pour que vous fassiez tous attention à vos oreilles.
Je renâcle un peu à compléter ce qui concerne les autres pathologies. ça deviendrait vite un bog-hosto !
Le forum audition n'a plus trop la cote avec moi. Dans certains forums on tourne vite en rond.
Un grand merci aux copines qui ont mis un commentaire : Pomme, Cath... Bisous les filles.
Mon humeur n'est pas au beau fixe : ah ! l'administration et ses corollaires, sécu, CAF & Co ! Merci pour les migraines ! C'est-y malin de redemander tous les ans les mêmes papelards qu'on a déjà fournis ? Pourriez pas les ranger bien comme y faut pour les retrouver en cas de besoin ? Grrrrrrr Les trucs qui changent, encore je veux bien. Mais ma date de naissance n'a pas changé depuis.... que je suis née !
Dans le journal d'hier (celui de mon village !) je lisais une nouvelle consternante : "les défaillances d'entreprises ont enregistré une hausse de 5,10% au 1er semestre 2005... Les premières indications pour le second semestre confirment cette tendance à la hausse... 11 régions enregistrent une défaillance supérieure à la moyenne ... 6,5 % pour le Poitou-Charentes"
Souvenez-vous de ce que je vous racontais dans un précédent coup de gueule. Pas étonnant tout ça. Evidemment, il y a des grandes boites qui font des bénéfices... On ne va pas revenir là-dessus. Reprenons l'exemple dont je parlais. Cotisations sécu : bénéfice retenu (on ne va pas être chie, on prend la meilleure année) 3500 €, montant pris en compte 12 077 € !!!! Taxe professionnelle, 8% des recettes (on ne parle pas de bénéfice, seulement de ce qui a été encaissé, sans tenir compte des dépenses). Mias la base donne alors dans les 600 euros. Conclusion ? IImposition sur la base minimum, soit 1264 € ! Et vlan ! Après on s'étonne que peu de gens tiennent le coup ? De qui se moque-t-on ?
A court terme, ça fait peut-être rentrer des sous dans les caisses, mais une fois que la boite a déposé le bilan, ça fait des impayés et des gens au chômage.
bonnejournée quand même.
On en était resté au 19/03/2003, jour de ma sortie de l'hosto.
Je suis sortie avec une ordonnance de pommade pour masser la cicatrice (pas de nom, je ne suis pas là pour faire de la pub !), du paracétamol, du calcium et du levothyrox 125 ; une lettre à mon généraliste précisant les dates d'hospitalisation durant laquelle j'ai "bénéficié d'une thyroïdectomie totale pour maladie de Basedow" et qui reprend la teneur du traitement. J'ai aussi un rendez-vous avec le chir pour le 24 avril.
PDS du 17/04/03 : pas terribles les résultats
TSH = 7,66 (N : 0,35 à 4,94) et T4L = 16,4 (N : 9 à 19) Je suis donc en hypo. Le chir me fait une ordonnance de lévo 150.
PDS du 30/05/03 : euthyroïdie. TSH 1,03 et T4L : 18,5.
Durant cette période, j'ai souvent eu des malaises hypoglycémiques. Pourquoi ? Je ne sais pas. J'ai la chance de les sentir arriver. Dans ce cas, je mange et ça part assez vite.
Mais du coup, presque à chaque PDS, on fait aussi la glycémie : elle est normale. Je n'ai toujours pas de diabète et tant mieux, ça suffit comme ça !
Je revois l'endo en juin qui reconduit le lévo 150. Prochain RV en décembre. La PDS du 28/11 montre une glycémie normale, mais la TSH est redescendue à 0,05 : et hop, c'est reparti en hyper ! On reprend le lévo 125, vu que j'ai perdu un peu de poids, ça peut jouer.
PDS du 14 janvier 2004 et TSH à 0,26, donc, encore en hyper. On passe à 100 de lévo.
Le 8 mars 04 TSH de nouveau dans la norme : 3,80. Et le 6 mai : TSH 4,90, donc limite hypo. Mais c'est surtout la progression rapide qui est remarquable. A 8 jours près, je me retrouvais en hypo. De toute manière, je n'étais pas en pleine forme. Avec des taux qui font le yoyo comme ça, l'organisme n'a pas le temps de s'habituer et rien ne va, on mélange les symptômes hyper-hypo.
On fait donc un essai avec l'euthyral, plus proche de ce que fabrique la thyro¨de (dixit l'endo), 1 comprimé par jour. Le 29 juin, la TSH est redescendue à 0,31 (hyper). J'appelle l'endo qui me dit de prendre 3/4 de comprimé. Ce que je fais.
Le 9 juillet 2004, mon généraliste me fait faire un bilan sanguin. Il y a quelques anomalies, VS en particulier mais surtout, trop de mauvais cholestérol ! Manquait plus que ça ! A l'examen clinique, il avait aussi trouvé que j'avais une tension élevée. Les transaminases sont normales, pas la CRP.
Quel est le lien avec la thyro. ? Je n'en sais rien, mais force est de constater que tout s'enchaîne. Même si je ne me sentais pas au mieux de ma forme, je n'ai pas pensé à lui demander d'ajouter le bilan thyroïdien. De toute façon, c'était un peu court comme délai depuis le fois précédente. Mais entre ce moment et le RV prévu en novembre, en fonction de ce que je ressentais, j'ai ajusté mon traitement, toute seule, comme une grande. 3/4 ce n'était pas assez, 1 trop. Alors j'ai alterné 1 et 3/4 le lendemain, pour finir par étaler le traitement sur 3 jours : 3/4, 3/4 le lendemain, 1 comprimé d'euthyral le 3ème jour.
Le 15 novembre04, TSH à 0,95. L'endo entérine mon dosage maison.
15 mars 05 : TSH à 2,21 et T4L à 9,3, c'est tout bon et je commence à me sentir mieux.
13 mai 2005 : TSH à 1,09. Au vu des derniers résultas, je suis déclarée stabilisée avec ce dosage. L'endo me renvoit à mon généraliste pour la suite.
A part ça, je suis sempiternellement au régime : j'ai 20 kg à perdre. Peu de graisses, pas de sucre, beaucoup de fruits et légmes, enfin, quand je dis beaucoup, c'est plutôt plus de ça que de féculents. Une petite ration de féculents, du poisson, des viandes maigres et tout ça en quantités limitées.
Peu à peu, j'ai perdu jusqu'à 8 kg. Mais c'est bien bizarre tout ça. Je me pèse un matin, bingo ! 2 kg en moins. Ma fille passe me voir dans l'après-midi, je ne veux pas lui dire, je veux lui montrer, je monte sur la balance, les 2 kg sont revenus. Horreur. L'endo était satisfaite parce que je n'avais (globalement) pas repris le poids perdu. C'est parait-il, le plus important. Le rhumato me trouve trop grosse, le généraliste aussi, surtout avec le cholestérol) et moi aussi (l'esthétique Bon Sang ! Mais tous mes efforts ne sont pas couronnés de succès. Et dire qu'en principe, en hyper on maigrit ! Moi, hypo, hyper ou euthyroïdie, au mieux je reste stable, au pire je grossis. Il y a eu des périodes où je me ressentais comme une baleine échouée.
Le bilan de tout ça ? La maladie c'est de la merde. ça vous empoisonn la vie. Les maladies thyroïdiennes se répercutent sur tout l'organisme et bousillent tout.
Il faut apprendre la patience, accepter de n'être plus soi-même, au moins pendant un certain temps, plutôt long, toujours trop long. Dur d'accepter d'oublier tout, d'être obligé de noter si on a bien pris mon médoc du midi, d'oublier de remplir une ligne dans un formulaire, de n'être en situation d'éveil que de 2 à 4 h par jour et HS le reste du temps. Et de souffrir rn plus.
Mais il faut s'accrocher, je vais mieux la plupart du temps. J'essaie de m'habituer à l'idée que je ne retrouverai plus la forme de mes 45 ans. C'est difficile. Pénible de voir la crasse s'incruster parce qu'on n'a pas la force de faire le ménage, d'assumer d'avoir oublié un coup de fil important.
En fait, ça me fout en rogne, je me révolte contre mon corps. Et j'assaie néanmoins de "faire avec". Il y a des jours avec et des jours sans.
Alors, bon courage à tous les thyroïdiens, accrochez-vous ! Venceremos !
